UT1FG/MM – Yuri

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2019_01_06_21_02_48_https_s3.amazonaws.com_files.qrz.com_g_ut1fg_IMG_1476453682005_V.jpg_InterneYuri, UT1FG is often active as UT1FG/MM on 144 MHz. He operates from the ship “Goldeneye”, a bulk carrier sailing under Cyprus flag. On the QRZ.com page of Yuri, one can see the ship.

The Goldeneye has left San Lorenzo in Argentina on 8/12/2018 with Riga (Latvia) as destination. Yuri has been active during the travel from several “wet” squares on 144 MHz. I have been lucky enough to work him when he was in IN66, JO12, JO25 and JO36. Three of them were new #. The mode Yuri used was FT8. On likes FT8 or not is another discussion ! I wanted to know the full (6 digits) loactors where Yuri was when I worked him. Provided the latitude / longitude position of the ship can be received by costal stations receiving AIS (Automatic Identification System) frames emitted by the boats (161.975 and 162.025 MHz), it is quite easy to derive the QRA locator. I describe here the way I proceeded.

I go the either vesselfinder.com or marinetraffic.com. One has sometimes a more recent position that the other or vice-versa. The AIS frames contain the latitude and longitude of the ship ; these are broadcasted on the above mentioned frequencies. Once received by a costal AIS station that reports the received postions of the ships to vesselfinder or marinetraffic over the internet, one can retrieve the latitude and longitude of the ship. Below is an example with marinetraffic. Look for “Goldeneye” on the top right when accessing the website and you will get this if you select the Goldeneye from Cypris, i.e. [CY] (click on picture to enlarge) :

2019_01_03_09_34_39_Vessel_details_for_GOLDENEYE_Bulk_Carrier_IMO_9637131_MMSI_210764000_Call

From there, you can see the latest postion of the ship, its past track and even its forecasted route.

2019_01_03_09_30_44_MarineTraffic_Global_Ship_Tracking_Intelligence_AIS_Marine_Traffic2019_01_03_09_28_28_MarineTraffic_Global_Ship_Tracking_Intelligence_AIS_Marine_Traffic2019_01_03_09_32_19_MarineTraffic_Global_Ship_Tracking_Intelligence_AIS_Marine_Traffic

On the top right of the picture above, one can see the latitude and longitude of the ship, expressed both in DD and DMS. Feeding an online QRA locator calculator2019_01_03_09_39_15_QTH_locator_calculator (e.g. www.giangrandi.ch) with these data and one get the QRA locator of the ship. In the present case, it was in JO24KH. Again, this is possible provided the ship is under the coverage of a costal AIS receiving station. Otherwise, satellite positioning of the ships is also possible but this is a paid service.

By the way, many thanks to Yuri for activating all these wet squares !

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Marathon de Bruxelles – 28 octobre 2018

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Gd Place
Marathon Story

Brussels Marathon (Belgique)
28 octobre 2018

Gaëtan Horlin (BEL) – n° 1723

 

La préparation

Après avoir participé avec beaucoup de plaisir au marathon de Cologne ce 7 octobre 2018, je me suis posé la question « pourquoi attendre 2019 pour recommencer ? ». C’est tellement moteur de se fixer des objectifs ! Aussi, j’ai d’abord pensé participer au semi-marathon de Bruxelles le 28 octobre et essayer d’y faire un bon chrono… Puis, pourquoi pas le « full » marathon ? Une semaine avant l’échéance, la décision était prise de participer au marathon de Bruxelles. Ce serait donc mon second marathon en l’espace de trois semaines. S’il avait fallu partir « loin » pour courir ce deuxième marathon en octobre, je n’aurais pas tenté l’aventure. Par contre, en l’occurrence, Bruxelles n’est qu’à 40 km de la maison, pas besoin de réserver un hôtel ni quoi que ce soit d’autre. Bruxelles n’est toutefois pas un marathon facile, il y a du dénivelé et je n’aurais probablement jamais entamé une préparation spécifique pour ce marathon pas totalement plat. Donc voilà, l’occasion était trop belle de pouvoir profiter de la préparation effectuée pour le marathon de Cologne, de prendre le départ sans vraiment de « pression » (mon objectif « sub 3 » ayant été atteint à Cologne), de courir au moins « une fois » le marathon de Bruxelles (ça change des 20 km), et surtout de satisfaire ma curiosité : comment mon corps va-t-il réagir à ce nouvel effort, à la suite du même trois semaines auparavant ?

Donc voilà, pour une narration exhaustive de ma préparation, il faudra se référer à mon compte rendu du marathon de Cologne. En très résumé, ma préparation a consisté en 585 km de course à pied (dont quatre sorties longues de 20, 21, 24 et 30 km), 11 km de natation (crawl) et 150 km en vélo. Et entre le 7 et le 28 octobre, je n’ai fait que quatre sorties de 10 km

Le Marathon

Le vendredi précédent le marathon, je suis allé chercher mon dossard à Auto World, dans le Parc du Cinquantenaire. Ça n’est qu’à trois stations de métro d’où je travaille. J’en ai profité pour faire un tour de l’expo running… Rien à voir avec les autres marathons auxquels j’ai participé. L’expo est réduite à sa plus simple expression, c’est très spartiate ! A la place, j’ai admiré les nombreuses voitures anciennes, modernes et les hippomobiles qui garnissent les allées d’Auto World…

Jour « J », ou plutôt jour « M », il a fallu se lever à 5h30 pour avaler le petit-déjeuner, le même qu’à Cologne. Puis se préparer et, vu le thermomètre qui affiche 3°, prévoir une couche thermique supplémentaire sous le maillot, d’autant que le vent est aussi de la partie… A 7 heures, départ de la maison en voiture. A 7h40, je suis garé dans le parking de mon employeur à Bruxelles. Le temps d’effectuer les derniers préparatifs et de manger une banane, je suis parti, direction l’entrée de métro « Arts-Loi ». A 8h, me voilà au Parc du Cinquantenaire, lieu de départ. Je n’ai pas de difficulté à retrouver mes coéquipiers du « Groupe Gobert Running Team » qui prendront part au semi à 10h30. « Bonne course, à tantôt ! », je dois vite les abandonner car mon départ est à 9h et je souhaite encore m’échauffer. Footing lent, étirements dynamiques, talons-fesses et levers de genoux, me voilà prêt. A 8h45, je suis dans le premier box de départ, le box « 3 heures ». Initialement, je partais dans l’idée de viser au chrono aux alentours de 3h15, car il faut quand-même bien se fixer une allure de course. Puis finalement, je me suis dit que j’allais partir de la même manière qu’à Cologne, voire même un peu plus vite et que je verrais combien de temps je tiendrais comme ça, compte tenu de dénivelé. Il ne fait vraiment pas chaud dans ce box (il ne fait que 4° et il y a du vent), il est temps que le départ soit donné pour se réchauffer. En attendant, je fais la connaissance de Christophe, un collègue de mon cousin Jérôme. Christophe est triathlète « Iron Man » et court son premier marathon « sec » (hors triathlon). Nous discutons un peu avant le départ, nous avons froid…

Ça y est, le départ est donné. Ça part vite, ça descend au début, pour mieux monter par la suite dans la rue Belliard. A 2,5 km du départ, il y a un premier ravitaillement. Entretemps, j’ai fait la jonction avec le groupe du meneur d’allure « 2h59 », avec lequel je ne suis pas resté très longtemps. J’ai rapidement pris un peu d’avance. Après le Palais de Justice, direction le Bois de la Cambre. Avant d’y arriver, il y a un long faux-plat et 3 tunnels « casse-pattes ». Dans l’un d’entre eux, le panneau « 5 km »… Déjà ! Je m’attendais à voir « 3 km » mais non, c’est bien 5. C’est vite passé jusqu’ici. L’allure aussi est rapide, les 5 premiers kilomètres ont été parcourus à 4’03’’/km. C’est un peu trop rapide quand-même, va falloir lever le pied. C’est ce que je fais à partir de là, les tunnels successifs m’y obligent aussi un peu. Christophe n’est pas loin, environ 150 m devant moi, il a l’air très bien. Bientôt le second ravito, à l’entrée du Bois de la Cambre. Très bref arrêt, une gorgée d’eau en vitesse et ça repart. A partir de ce moment-là, les ravitos s’échelonneront tous les 2 kilomètres et demi. J’en « sauterai » un sur deux, un ravito tous les 5 kilomètres c’est très bien. Je me sens vraiment bien. Il y a un peu de monde de part et d’autre de la route, ce qui ne sera déjà plus le cas en entrant dans le bois. A peu de choses près, cette portion, et jusqu’au kilomètre « 20 », c’est un remake des 20 km de Bruxelles, sportograf-141268396que j’ai déjà courus 4 fois auparavant. On arrive au 4ème ravito et au 10ème kilomètre. Je passe le « bip bip » du chrono en 48ème position (je ne le sais pas encore, c’est ce qu’indiqueront les résultats sur « My Page » après la course…) et en 41’28’’, soit 9 secondes de moins qu’à Cologne il y a 3 semaines. Mon allure depuis le départ : 4’07’’/km. C’est tout bon, peut-être même trop d’ailleurs ! Je dépasse un gars, le dossard 1474, Jas. Il présente visiblement un handicap mental et moteur, ce qui ne l’empêche pas de s’aligner sur un marathon… Chapeau ! Petite tape amicale dans le dos puis je lui dis « allez, c’est bien, continue ! ». Il me répond « merci ». Nous quittons à présent le Bois de la Cambre, direction Avenue Franklin Roosevelt. Vers le 11ème kilomètre, je me souviens avoir eu un petit coup de mou mais relativement passager car le 12ème kilomètre est avalé en 3’57’’/km. Les spectateurs sur le bord de la route sont très éparts, aucune comparaison avec la foule massée sur les 20 kilomètres de Bruxelles en mai. Ci et là, un orchestre égaie toutefois un peu l’atmosphère. Si les spectateurs sont peu nombreux, les bénévoles (des scouts) aux ravitaillements sont, eux, _JAS6850particulièrement supportifs et enjoués ! Hormis l’un ou l’autre faux plat, c’est maintenant assez « roulant », je me sens bien. Un peu avant le 15ème kilomètre, petit signe de la main à José, un ami radioamateur occupé aux télécoms du poste de secours de la Croix-Rouge. Préventivement, je me décide à prendre mon premier gel. D’un point de vue digestif, tout va très bien, rien à voir avec Cologne… Au passage du 15ème, l’allure moyenne jusqu’à présent est de 4’08’’/km. C’est tout bon, et le meneur d’allure 2h59 est toujours derrière moi. Au ravito suivant, hop, une gorgée d’eau comme d’habitude. Mais j’ai aussi pris un deuxième gobelet pour me rincer les mains, j’ai mis du gel partout, ça colle ! Le bas de mon dos commence à se raidir sensiblement, la mobilité de mes articulations sacro-iliaques et de mon bassin en général constitue mon point faible… Je sportograf-141242744sais qu’à partir du 20ème, le dénivelé sera nettement moins favorable, il faut que j’en garde sous les semelles. Aussi, je décide de me laisser rattraper par le meneur d’allure 2h59, il n’est de toute façon pas très loin derrière moi. Je réduis un peu l’allure et intègre le groupe un peu avant le 18ème kilomètre. Ça n’est pas un « truc » que j’ai l’habitude de faire, je dois l’avoir fait brièvement une fois auparavant sur mon second marathon à Anvers. Je parcours ainsi la totalité du 18ème au sein du peloton ! A l’abri du vent et en ayant « qu’à suivre », on en viendrait presque à pouvoir se « reposer »… Bon, c’est un peu exagéré mais c’est vrai que ça aide ! Même si l’idée m’a effleuré, je ne pourrai me résoudre à courir le reste du marathon au sein du groupe. A la place, j’opte pour la prise du relais, sors du groupe et me place devant pendant tout le 19ème kilomètre. Petit-à-petit, je prends un peu de distance. Hésitation, je réintègre le groupe ou je reste devant ? Je choisis la seconde option. Le 20ème kilomètre approche ; tout à l’heure, les semi-marathoniens se dirigeront à gauche vers le Parc du Cinquantenaire, tandis que nous prenons à droite, direction Tervuren, en périphérie de Bruxelles. Allure constante jusqu’au 20ème, après ça monte… Ce n’est pas vertigineux comme montée, mais c’est long, deux kilomètres environ. A présent lorsque je m’arrête aux ravitos, je dois étirer mon dos en me penchant vers l’avant et en joignant mes doigts à la pointe de mes pieds, ça soulage temporairement la raideur du bas de mon dos. Ça y est, le semi est franchi en 1h28’50’’, je suis en 65ème position et 13ème M45-49. C’est presque une minute de plus qu’à Cologne, le dénivelé se fait sentir ! Mon allure sur le dernier kilomètre est tombée à 4’35’’/km… Et ça ne va pas beaucoup s’améliorer les kilomètres à venir. Christophe est toujours quelques centaines de mètres devant moi. L’urbanisation « dense » de la ville est maintenant derrière nous, elle a fait place aux « beaux quartiers » résidentiels. Nous sommes sur une large avenue qui traverse le bois en direction du ring « Est ». Au 22ème, mon cousin Jérôme et son petit garçon Joachim sont sur le côté droit de la route, enfin quelques supporters ! Je me déporte pour les saluer très brièvement ; je les reverrai plus tard. Ça monte toujours légèrement puis ça redevient plat, je n’arrive pas à reprendre mon allure précédente mais je reste toutefois devant le groupe 2h59. Après une longue ligne droite, nous traversons le ring puis prenons directement à droite dans le « Kapucinnebos ». A partir de maintenant, le revêtement c’est davantage tapis de feuilles mortes sur bitume que simple bitume. Ça monte et ça descend, via de longues lignes droites. Mon allure est descendue aux alentours des 4’30’’/km, je ne peux pas aller plus vite. Ma fréquence cardiaque a également un peu diminué. Par expérience, ce sont des signes qui peuvent trahir un blocage sacro-iliaque (mon point faible, comme précité). Au 24ème kilomètre, le meneur d’allure 2h59 me dépasse. Du solide groupe qui le suivait il y a quelques kilomètres encore, il ne reste qu’un chapelet desportograf-141170559 coureurs. L’avenue de Tervuren a fait quelques « dégâts » et j’en fais partie. Je les regarde s’éloigner, impuissant. Au revoir l’improbable « sub 3 » à Bruxelles ! Au ravito du 25ème, gel « préventif » avalé, gorgée d’eau, étirement du dos et ça repart. Le soleil est désormais bien présent mais ne réchauffe que très peu, voire pas du tout l’atmosphère. Les bénévoles aux ravitos sont toujours aussi sympas. Je reprends du poil de la bête et mon allure instantanée augmente légèrement (aux alentours de 4’25’’/km). Au 26ème kilomètre, je rattrape Christophe, il me dit avoir trop froid, il n’est plus dans le coup. Nous nous souhaitons néanmoins mutuellement une bonne fin de course. Par la suite, à l’instar du dénivelé, mes sensations sont en dent de scie, j’alterne le relativement bon et le moins bon, voire le mauvais ! Au 28ème, je suis vraiment dans le « dur » (4’41’’/km) : jambes lourdes, bas du dos raide et une nouvelle gêne se fait jour au talon droit / plante du pied, un peu comme si les os (surtout le talon) devenaient exagérément sensibles aux impacts, alors que je n’attaque pourtant pas « talon » davantage que d’habitude. Cela m’oblige à adapter ma foulée en conséquence. Je ressens le besoin de m’étirer le dos même entre les ravitaillements, ce qui occasionne chaque fois un court arrêt. Bref, on est loin de l’aisance de Cologne… Un peu avant le 30ème, j’ai réussi à accélérer à nouveau un peu (4’20’’/km). Je passe le 30ème en 2h09’12’’ (c’est 4 minutes de plus qu’à Cologne), je suis 81ème. J’ai perdu 16 places depuis le semi, mais je reste 13ème en M45-49. On quitte le bois pour revenir dans des quartiers résidentiels ; il y a quelques spectateurs épars. Au 31ème, c’est de nouveau assez dur… Je reste toutefois suffisamment lucide pour que deux ados sur le trottoir de gauche attirent mon attention. Je les ai déjà vus quelque part, mais où ? Ah oui, la princesse Elisabeth peut-être ? Humm, non, pas possible, le couple royal ne réside pas ici, mais qui alors ?… Ça y est, mon franc est tombé, ce sont les enfants du Prince Laurent et de la Princesse Claire. Je les ai vus en mai dernier aux jeux « Special Olympics Belgium ». Un peu plus loin on fait demi-tour, nous repassons donc devant la même propriété, dont l’imposant portail est ouvert. La villa cossue qu’on peut apercevoir derrière n’est pas moins imposante ! Il s’agit donc de la « Villa Clémentine », après laquelle le parcours est en légère pente. Ça fait du bien pour reprendre un peu de vitesse. Ravito du 32ème kilomètre, nouvel arrêt bref pour boire et m’étirer. Les scouts m’encouragent : « Allez monsieur, courage, c’est bientôt la fin !… ». Avant de repartir, je leur adresse un chaleureux « Merci à vous ! » et je les applaudis, ils le méritent bien. Bientôt, on va reprendre l’avenue de Tervuren pour revenir vers Bruxelles. Au 33ème, on tourne à gauche et on y est. Et là, quand on lève les yeux, une très large avenue longiligne, presque une esplanade qui monte jusqu’au rond-point distant d’un kilomètre environ. Cette longue côte me parait interminable et bien que mon allure instantanée ne soit finalement pas si « lente » (5’/km au pire), j’ai l’impression de ne plus avancer. Etonnement, plutôt que d’augmenter, ma fréquence cardiaque aurait plutôt tendance à baisser ! Finalement arrivé au rond-point, ça n’est pas fini, ça monte encore jusqu’au 35ème kilomètre, mais il s’agit ici davantage d’un faux plat. Juste avant de franchir le ring Est, Jérôme et Joachim sont à nouveau sur le bord de la route. Je m’arrête à leur hauteur pour avaler mon dernier gel. De mémoire, je dois avoir dit à Jérôme quelque chose comme « je suis mort » ou « je suis cuit » et « c’est dur ». Les 5 kilomètres précédents ont été parcourus à l’allure moyenne de 4’43’’/km. Allez, je rassemble mes dernières forces et prends congé de Jérôme et Joachim. J’espère au moins que je les ai remerciés pour leur (double) présence sur le parcours ? Si pas, je le fais ici, par l’entremise de ces quelques lignes ! Une fois le ring Est franchi, les 4 kilomètres qui suivront sont communs à la portion 20-24 km mais dans l’autre sens bien sûr. Donc cette fois, c’est plat ou ça descend, ça fait du bien… Je parviens à nouveau à courir un peu en dessous des 4’30’’/km mais impossible de reprendre une allure autour des 4’10’’ malgré le dénivelé négatif. La gêne que j’ai depuis quelques kilomètres au talon droit se fait davantage handicapante encore et, de plus, j’ai de temps-en-temps des pointes de crampes au mollet droit, sans toutefois (et fort heureusement) que celles-ci ne se déclenchent réellement. Il est grand temps qu’on arrive… Au ravito du 38ème, un bénévole me dit « Allez les montois ! ».

Ah, je vois que le Groupe Gobert Running Team s’exporte aussi hors des limites de la province du Hainaut… Entre le 38ème et le 39ème, ça va mieux, je flirte à nouveau avec les 4’10’’/km. Je croise les derniers du marathon et la camionnette « balais » juste derrière eux. Ils n’ont pas encore passé le semi, Ils/elles ont l’air de souffrir, je les encourage comme je peux. Je ne regarde plus trop ma montre, le chrono devient accessoire, l’unique objectif à présent, c’est finir. Et ça sera de toute façon endéans environ 3h05’, ce qui me comble largement. Au 39ème kilomètre, le circuit du marathon rejoint celui du semi-marathon, le départ de ce dernier ayant été donné 1h30’ après celui du marathon. Nous rejoignons donc les semi-marathoniens qui en termineront en un peu plus d’1h30’ ; leur rythme est un peu plus rapide que le mien à ce moment-là… A présent, les abords de la route s’animent un peu plus, il y a à nouveau des spectateurs en nombre, d’autant plus que l’arrivée approche. Cela fait plaisir. Dans la « masse » je cherche du regard mes compagnons « d’infortune » marathoniens, ils ne sont pas très nombreux. L’un d’eux, un ami français (pas difficile à identifier, il porte un T-shirt estampillé « Angers »), marche. « Allez Angers, courage, c’est la fin ! » lui dis-je en passant. Il me regarde en esquissant un sourire. Maintenant, dernière difficulté, et non des moindres, la côte de l’avenue de Tervuren bien connue des participants aux 20 km de Bruxelles ; on est presque au 40ème kilomètre. C’est très dur mais ma fréquence cardiaque ne s’affole pas pour autant, le saurait-elle d’ailleurs ? Mon allure chute à 5’15’’/km mais je tiens bon. A l’entame du rond-point Montgomery, le dénivelé est redevenu nul, il reste un kilomètre et demi. Mon talon droit me gêne de plus en plus et j’ai aussi toujours des raideurs musculaires à la limite de la crampe. sportograf-141289324On y est presque, le public est maintenant dense. Il reste 200 m et, comme de coutume, je pique un petit sprint final. Au passage, je salue Robert, coéquipier du Groupe Gobert Running Team présent en supporter (merci !). Et, oui, ma fréquence cardiaque peut encore monter (ouf…), je franchis la ligne d’arrivée à 3’57’’/km et 3h07’ après le départ. Je suis ravi ! Je m’arrête un court instant puis reprend la marche, déjà comme un canard… On me donne ma médaille… Euh, non, pas celle-là, l’autre… La bénévole allait me passer la médaille du semi autour du cou. A l’arrivée, c’est soleil, 7° et vent. J’ai rapidement froid. Le temps de faire une photo, je retrouve mes amis du Groupe Gobert Running Team présents sur le semi. Je ne me suis pas éternisé, j’avais trop froid. J’ai repris le métro puis une bonne douche chaude au bureau avant de rentrer à la maison. En ce qui concerne le classement général final, il ne sera jamais publié dans son entièreté en raison des exigences qu’impose le nouveau « Règlement Général sur la Protection des Données » (RGPD), particulièrement mal gérées par l’organisation de la course… Via le site web du marathon, il sera toutefois possible de connaitre sa place au scratch et, deux semaines plus tard, sa place en catégorie d’âge, sans toutefois connaître le nombre tota_JAJ5375l de participants dans les deux cas. Chacun accorde l’importance qu’il souhaite au classement mais personnellement, lorsqu’on paie 70€ d’inscription, la publication d’un classement est un must… En ce qui me concerne, ça donne une 75ème place au scratch (sur environ 1800-2000 finishers) et une 13ème place dans la catégorie M45-49.  C’est le Kenyan Laban Cheruiyot qui remporte l’épreuve en 2h24’ et, chez les dames, c’est Kabiratou Nassam (Dour Sports) qui s’impose en 2h57’. Ici s’achève le compte rendu de mon 7ème marathon. A bientôt pour de nouvelles « aventures ».

Carte du parcours

Parcours Marathon Bruxelles

Les bilans

D’abord le bilan personnel :

  • 3 marathons en 2018 (Namur, Cologne et Bruxelles), tous en-dessous de 3h07’, super content !
  • Pas de blessure majeure, ma gêne au talon droit s’est estompée après le marathon
  • A partir du 22ème kilomètre, quelques signes de blocage sacro-iliaque sur ce marathon, récurrent chez moi en raison de ma bascule du bassin (corrigée par semelles de compensation)
  • 2 marathons en l’espace de 3 semaines reste un « exercice » exigeant mais certainement pas insurmontable
  • Comment se préparer entre 2 marathons en un si court laps de temps était et reste une inconnue pour moi. Repos total ou continuer à courir ? Si oui, combien et comment ?

Mon avis sur ce marathon :

  • Très bonne organisation. A partir du 5ème kilomètre, ravitaillement tous les 2,5 km
  • Dommage que l’arrivée ne se fasse plus aux alentours du prestigieux site de la Grand Place de Bruxelles. Départ et arrivée depuis le Parc du Cinquantenaire confèrent une connotation « 20 km de Bruxelles » un peu trop exacerbée
  • Pas d’affichage de la distance tous les kilomètres
  • Eu égard au dénivelé, ça n’est pas un marathon pour faire un top chrono
  • Si le parcours était bien disponible sur le site internet de l’épreuve, le profil d’altitude ne l’était malheureusement pas
  • Marathon assez « scénique », qui alterne des portions urbaines, résidentielles et forestières
  • Aux ravitaillements, pas de distinction claire entre eau et boissons isotoniques, si ce ne sont les bénévoles qui le renseignaient parfois oralement.
  • A l’arrivée, pas de distribution de couvertures de survie. Or, s’il est un marathon où ça aurait été utile, c’est bien celui-là
  • Public plutôt épart sur une grande partie du parcours, hormis à l’arrivée et au départ
  • Très belle médaille
  • Bénévoles préposés aux ravitaillements particulièrement enthousiastes et supportifs
  • Pas de chrono sur le bord du parcours pour indiquer les temps de passage intermédiaires
  • Le classement général complet n’a pas été publié en raison de la RGPD, probablement une première en la matière…

Marathon BXL

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PACE

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Marconi Memorial VHF CW Contest 2018

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Compte rendu du contest MMC VHF des 3 et 4 novembre 2018 ; il s’agit du seul contest VHF dédié uniquement à la télégraphie (CW). Je n’ai été actif que très partiellement, à savoir durant seulement 8 heures sur les 24 que compte le contest. Propagation relativement normale, qui a néanmoins réservé quelques belles surprises. En effet, 3 stations slovaques, ainsi que 6 stations italiennes ont été contactées, toutes relativement facilement. L’essentiel de l’activité restante en CW sur 144 MHz se trouve à l’est (ça n’est pas nouveau). Au Royaume-Uni et en Belgique, il y avait peu de monde, et encore moins en France et aux Pays-Bas, qui deviennent des “déserts télégraphiques” (hormis quelques stations, toujours les mêmes). J’ai vraiment beaucoup apprécié ce contest, c’est toujours un grand plaisir de pratiquer la télégraphie, même si je la trouve particulièrement archaïque et évidemment sans avenir (rares sont ceux qui en doutent encore…). Comme quoi, on peut aimer les modes numériques (comme le FT8) tout en restant un fervant amateur de télégraphie ; les deux ne sont pas incompatibles.
Station utilisée : 2×9 él. DK7ZB et 1,2kW

Activity report of the MMC VHF contest of November 3rd and 4th, 2018 ; it is the only VHF contest exclusively dedicated to telegraphy (CW). I have been very partly active, during only 8 hours amongst the 24 the contests lasts. Relatively normal propagation, with some nice surprises though. Indeed, 3 Slovak, as well as 6 Italian stations have been worked, all fairly easily. Most of the remaining CW activity on 144 MHz takes place to the East (this is not new). In the UK and Belgium, very few people, and even less in France and The Netherlands, these become “telegraphic deserts” (except few stations, always the same). I very much liked this contest, it’s always a great pleasure to practice CW, even if I find it particularly archaic and obviously future less (who still doubts it…). One can like the digital modes (like FT8) while remaining a fervent amateur of telegraphy ; both aren’t incompatible.
Station used : 2×9 el. DK7ZB and 1,2kW

# QSO’s : 145
Points : 69242
# DXCC : 13 (G, GM, HB9, OE, OK, OM, DL, ON, PA, F, I, SM, OZ)
# WWL : 64
Average km/QSO : 477

Top 10 DX QSO’s :

OM6A           JN99JC      1074 km 
IQ5NN          JN63GN      1016 km
OM3KII         JN88UU      1005 km
OM2Y           JN88RS       990 km 
OK6M           JO80OB       941 km 
IZ5FDD         JN54PF       897 km 
OE1W           JN77TX       893 km 
IK4PMB         JN54MM       859 km 
OK1KCR         JN79VS       846 km 
OL2J           JN79TI       844 km

MMC VHF 2018

Vidéo Youtube (10 min) – Youtube Video (10 min) :

Ecoutez mon signal enregistré par OM3KII (opérateurs OM3EI, Roman et OM2ZZ, Rado. Enregistrement fourni par Michal, OM2DX) :

Listen to my signal recorded at OM3KII (operators OM3EI, Roman and OM2ZZ, Rado. Recording provided by Michal, OM2DX) :

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Marathon de Köln – 7 octobre 2018

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Marathon Story

Köln Marathon (Allemagne)
7 octobre 2018

Gaëtan Horlin (BEL) – n° 4972

 

La préparation

A l’heure de choisir la destination de mon sixième marathon (après ceux de Namur, Reykjavik, Amsterdam et deux fois Anvers), je souhaitais trouver une organisation d’un certain renom, un parcours plat et pas trop loin de la maison. Mon dévolu s’est porté sur le marathon de Cologne, d’autant que certains de mes coéquipiers du « Groupe Gobert Running Team » (mon club de course à pied) y participaient également. Rendez-vous pris le 7 octobre 2018 à Cologne donc.

A l’instar de mes marathons précédents, ma préparation s’est étalée sur 10 semaines. Elle a ainsi débuté le 31 juillet, en pleine période de canicule et dans le sud de la France où j’étais en vacances. Le plan suivi fût le même que pour mon marathon précédent, celui de Namur en avril dernier (3h03). Ce plan, sous forme d’un fichier Excel, m’a été donné par un Ami que je considère comme mon mentor en course à pied (Gilles). Le schéma est assez classique : deux séances de fractionné par semaine (une de fractionné court et une de fractionné long), chacune suivie d’une séance de régénération, pour terminer par une sortie longue le WE (dont certaines de ces sorties incluaient des blocs à allure marathon). Le volume total se montait à 640 km, soit une moyenne hebdomadaire de 64 km, plus ou moins modulée en fonction de la semaine concernée. Toutefois, en marge de ma préparation marathon, j’avais décidé également de prendre part à un triathlon « DO » (1,5/40/10) début septembre à Huy (Belgique). C’était un souhait de longue date et une nouvelle expérience aussi, mon premier triathlon ! Dès lors, en gardant à l’esprit que l’objectif principal restait toutefois le marathon de Cologne, j’ai allégé certains entrainements de course à pied au profit de séances de natation et un peu de vélo. Au total, ma préparation marathon de 10 semaines a finalement consisté en 585 km de course à pied (dont quatre sorties longues de 20, 21, 24 et 30 km), 11 km de natation (crawl) et 150 km en vélo. Au début de la préparation, certaines séances étaient parfois laborieuses, peut-être aussi en raison de la chaleur. Mais à la fin, surtout après le triathlon (9 septembre), la forme était nettement perceptible. Bonne forme qui m’a permis même de réaliser un chrono jamais fait auparavant sur un 10 km, à l’allure de 3’51’’/km. Au cours de cette préparation, j’ai également inclus de nombreuses séances d’étirements et de gainage. Donc globalement, tout s’est très bien passé et sans bobos. Qui plus est, la prépa. m’a permis d’alléger mon poids de près de 5 kilos…

Le Marathon

Nous voici donc dimanche 7 octobre à l’aube et malgré l’excitation engendrée par la course imminente, j’ai relativement bien dormi. Je dis bien relativement, mais toujours bien mieux que la nuit précédant mon marathon à Reykjavik (Islande) en août 2017 (3h07), durant laquelle je n’avais pu que trop peu dormir. A Cologne, le marathon démarre à 10 heures, ce qui évite de devoir se lever trop tôt pour manger. J’ai donc mis l’alarme de mon téléphone mobile sur 6h30 et mangé dès le lever. Au menu, du muesli et des fruits secs mélangés à du Pic2yahourt à la vanille, deux œufs, une barre protéinée et une banane que je mangerai un peu plus tard, 1h30 avant le départ. Après le repas, la douche m’a fait beaucoup de bien. Je me suis habillé méthodiquement, presque rituellement, en prenant bien soin de ne rien oublier… surtout pas les sparadraps sur les tétons ! J’hésite, vais-je porter un singlet ou pas ? J’opte pour le singlet mais un petit tour dehors afin de « prendre la température » me fait à nouveau hésiter. Il pleut très légèrement et la température n’est que de 11°, ce qui contraste avec le beau soleil et les 24° d’hier après-midi… Mais c’est très bien ainsi, les conditions sont bien meilleures pour courir et je conserve finalement le singlet. Par contre, le vent est bien présent, j’espère qu’il ne sera pas trop gênant durant la course, surtout dans les espaces ouverts tels que ceux qui bordent le Rhin. Mon hôtel se trouve en face de la ligne de départ, Ottoplatz, j’ai donc le temps de faire mes bagages et de les porter à la voiture stationnée non loin de l’hôtel, à la Lanxess Arena. De retour à l’hôtel, je m’allonge sur le lit et « rentre dans ma bulle », je fais quelques exercices Pic3de respiration afin de me relaxer, le stress commence à monter… Après avoir passé un coup de téléphone à la maison (ma famille y est restée), j’ai fait le check-out de l’hôtel à 9h puis suis allé porter mon sac avec mes vêtements de rechange dans une des camionnettes UPS prévues à cet effet. Les sacs seront acheminés près de la ligne d’arrivée, ce qui me permettra de prendre une douche et mettre des vêtements propres après le marathon. J’ai fait un échauffement léger, histoire de ne pas partir à froid et de faire accélérer un peu mon rythme cardiaque. Cet échauffement a consisté en quelques étirements dynamiques, quelques déboulés, des talons-fesses et des levers de genoux, entre lesquels je trottinais. Peu avant le départ, j’ai retrouvé Philippe et Thomas, deux de mes coéquipiers. Nous nous sommes positionnés ensemble dans le premier tiers du box de départ « rouge », soit le box « de tête ». Le ballon « 3h » est devant nous, à l’avant du box, juste derrière les élites. Il ne pleut plus, tout au plus quelques gouttes éparses mais le ciel reste menaçant. Je suis stressé, comme d’habitude avant une compétition, je me mets seul la « pression ». En l’occurrence, j’ai mon objectif en point de mire, soit moins de 3 heures. Voilà, les canons à confetti qui jouxtent la ligne de départ crachent leurs « munitions ». Le départ est doPic4nné. C’est parti, je déclenche le chrono de ma montre en franchissant la ligne. Avant le marathon, j’ai longuement réfléchi à la stratégie à adopter : negative split, allure constante, etc ? De l’analyse a posteriori de mes marathons précédents, il ressort que je faiblis souvent environ 10 km avant l’arrivée, sans vraiment toutefois avoir le sentiment d’avoir déjà connu le « mur ». Sachant que la réalisation de mon objectif requiert de courir à l’allure moyenne de 4’14’’/km et, sans faire de savants calculs, courir les dix premières minutes à 4’30’’/km suppose d’en courir dix autres à 4’00’’/km pour conserver l’allure moyenne cible ! En ayant donc à l’esprit que je faiblirai probablement (en espérant que ça soit le plus tard possible), et en sachant aussi qu’aux ravitaillements je marquerai un bref arrêt, j’ai pris l’option de partir d’emblée en 4’10’’/km, ce qui me laisse un peu de marge. Dès le départ on se marche un peu dessus, j’ai dû dépasser pas mal de concurrents au plus près de la barrière afin de pouvoir me caller sur l’allure souhaitée ; il m’a fallu environ un kilomètre pour y parvenir. Nous passons sur le pont qui enjambe le Rhin, il est bordé de drapeaux « RheinEnergie Marathon ». Un peu plus loin, vers le deuxième kilomètre, je retrouve David, le quatrième membre du Pic5« Groupe Gobert Running Team ». David a pris le départ avec le singlet de Philippe en main mais il n’a pas pu le lui remettre avant le départ. Heureusement, Sabine, la femme de David récupérera le singlet quelques centaines de mètres devant. David et moi restons un peu ensemble, et Philippe revient à notre hauteur. Mes sensations cardio et musculaires sont excellentes mais d’un point de vue intestinal, c’est plus compliqué, je ne me sens pas vraiment au top… Nous longeons le Rhin sur sa rive gauche et, malgré que l’espace soit dégagé, le vent n’est pas gênant, il est même peut-être dans notre dos. J’ai pris un peu d’avance sur David et Philippe et, avant ou après le ravito du 5ème kilomètre (je ne me souviens plus), j’ai rejoint le ballon « 3h ». J’hésite, je me « repose » un peu dans le groupe qui suit le ballon ou je le dépasse ? Je n’ai pas hésité très longtemps, j’ai dépassé le ballon, mon allure étant un peu plus rapide. Je passe le 5ème kilomètre en 20’53’’. Bref arrêt au premier ravito pour prendre une gorgée d’eau. En général, je ne snobe jamais un ravitaillement, ne serait-ce que pour un peu d’eau. Souvent, je m’arrête aussi, même si ça n’est que très brièvement. L’expérience m’a montré qu’en m’arrêtant, d’une part je peux boire correctement sans tout renverser et d’autre part, je rattrape presque toujours les concurrents qui, eux, ne se sont pas arrêtés… Nous longeons la rive gauche du Rhin jusqu’au 7ème kilomètre et croisons les coureurs de tête qui remontent déjà dans l’autre sens. Je me sens toujours très bien, c’est fluide, je prends du plaisir, même si je sens que ça « travaille » dans mon ventre. Ca n’est pas le petit-déjeuner qui me gêne, j’ai mangé la même chose que d’habitude, au même moment et ça n’a jamais été un problème. Non, ce qui me gêne, ce sont de crampes plus loin dans l’appareil digestif, mais pour l’instant, ça n’est pas problématique… De fréquents coups d’œil à ma montre me mettent en confiance, l’allure moyenne indique 4’09’’/km et je dois presque me convaincre de ne pas aller plus vite. Je le pourrais pourtant mais j’ignore quel sera mon état de fraîcheur dans 20 km, je préfère donc assurer plutôt que de me griller. Je m’astreints donc à maintenir l’allure constante. Mon souci actuel est plutôt ailleurs, je dois faire pipi, j’ai bu beaucoup d’eau depuis mon réveil ce matin… Je m’arrête ou pas ? Il y a des buissons où je pourrais me soulager. Obnubilé par l’objectif (oui, je sais, c’est excessif !), 30 secondes d’arrêt pourraient faire la différence en fin de marathon. OK, je ne m’arrête pas… Et je ne me fais pas pipi dessus non plus, ça passera. De fait au-delà du 15ème kilomètre, l’envie m’est passée. Nous en étions donc au 7ème kilomètre, à partir duquel nous faisons « demi-tour » et remontons la rive gauche dans l’autre sens. Pendant 3 kilomètres environ, je croise donc tous les coureurs qui étaient derrière moi. J’arrive entre le 10ème et le 11ème kilomètre lorsque je croise le « bus-balai » qui est aux environs du 4ème kilomètre. Entretemps, au 9ème kilomètre, j’ai pris de l’eau au ravito, ce qui a engendré quelques crampes d’intestins. Ouille, c’était trop beau, tout allait trop bien jusqu’ici ; si la prise d’eau me donne des crampes, je n’ose même pas penser aux gels… (même si ce sont toujours les mêmes que j’utilise et que je teste régulièrement sur mes sorties longues). Heureusement, ça n’a pas duré trop longtemps, ouf ! Je passe le 10ème kilomètre en 41’37’’, soit 20’45’’ après le passage aux 5 kilomètres, mon allure est rigoureusement constante. Je m’en assure à l’aide des temps de passage car ma montre me joue des tours en ce qui concerne l’allure instantanée. Je suis bien conscient qu’en milieu urbain la réception des satellites GPS est dégradée et que ma montre est particulièrement sensible à ce phénomène, mais de là à indiquer une allure instantanée tantôt de 3’21’’/km, tantôt de 5’50’’/km sans que j’aie effectivement changé de vitesse de course, j’en étais venu à douter de l’allure moyenne renseignée par ma montre. Me voilà donc un peu rassuré. On approche du 14ème kilomètre et du troisième ravito. Comme à mon habitude, bref arrêt, un pas de côté pour laisser passer les concurrents qui ne s’arrêtent pas et je bois. Pas de poubelles, sol jonché de gobelets vides, je n’ai d’autre choix que de jeter également mon gobelet par terre et je repars. Aille, grosse et douloureuse crampe d’intestin, j’ai l’impression que je vais défaillir, je ne me sens pas bien du tout. Et là, tout défile dans ma tête : faut oublier le chrono espéré, ça va être une galère, abandonner peut-être,… Heureusement, cette sensation très désagréable n’a duré qu’un poignée de secondes, mais j’ai eu peur ! Alors que je devrais bientôt prendre mon premier gel (idéalement juste avant le prochain ravito), j’y renonce, de peur d’aggraver les crampes. Je vais essayer de repousser la prise d’un gel aussi longtemps que possible, mais avant que la fringale ne survienne ; autrement, il sera alors trop tard ! Ce moment de stress passé et tous les autres indicateurs étant au vert (je ne pense plus trop à faire pipi), je file vers le 15ème kilomètre, que je passe en 1h02, soit 20’40’’ plus tard qu’au 10ème. Je maintiens donc le cap point de vue allure. Nous sommes à présent revenus dans le centre-ville, dans lequel nous serpentons. Au gré de l’orientation des rues par lesquelles nous passons, le vent est parfois de face. Même s’il est bien perceptible, sa vitesse est modérée et il n’est pas trop gênant, probablement atténué par le milieu urbain relativement dense qui nous entoure. Hormis les crampes d’intestins à chaque passage de ravito (au 17ème et au 21ème), mes sensations sont excellentes, si bien que mon allure moyenne entre le 15ème et le 16ème kilomètre est de 3’59’’/km et entre le 18ème et le 19ème, de 3’51’’/km (pour peu que ma montre soit correcte). L’allure moyenne sur la portion 15 > 20 kilomètres est de 4’02’’/km. Ma fréquence cardiaque est stable autour de 157 (84% FCM). Sur le bord de la route, des orchestres animent le parcours ci et là, et les enfants tendent la main aux coureurs. Je suis dans une phase euphorique, je ne manquePic6 pas de leur répondre par une petite tape dans la main. Voilà (déjà) le passage au semi, je suis parti depuis 1h27’53’’ ! Là, petit stress, comme quoi quand on court on a certainement beaucoup de sang dans les jambes mais plus beaucoup dans le cerveau… Afin de vérifier que l’allure moyenne indiquée par ma montre (4’09’’/km) est toujours OK, je me remémore mon temps de passage au 10ème kilomètre et le multiplie par deux, ce qui donne grosso modo 1h23’20’’, que je compare à mon temps de passage au semi… Ouille, 4’30’’ de plus ! « Enfer et damnation », ce n’est pas correct… Sauf que 10 x 2 ça fait 20 km, pas 21,1 km ! Ouf, c’est bon, je garde l’allure cible, me voilà à nouveau rassuré. Si je parviens à maintenir cette allure sans faiblir, je me mets à rêver d’un chrono final de 2h56’. J’en suis presque ému, mais mon émotion est de courte durée, je n’y crois pas trop. Après le semi, je paie un peu les efforts consentis à mon accélération relative de fin de semi, ça devient un peu plus poussif, moins « facile ». Point positif, mes crampes intestinales tendent à disparaître. Quelque part autour du 25ème kilomètre, le passage pour les coureurs se rétrécit, si bien qu’on ne peut plus passer que un par un, ou presque, mais c’est à dessein, afin de passer au plus près des spectateurs qui nous encouragent. On se serait cru au Tour de France dans la montée de l’Alpe d’Huez, ça donne un bon coup de « boost », et je ne peux m’empêcher moi aussi d’applaudir les spectateurs en guise de remerciement ! Peu après le 6ème ravito (l’eau passe déjà mieux maintenant), je franchis le 25ème kilomètre en 1h44’17’’, soit 21’13’’ après le passage au 20ème. C’est la première fois dans ce marathon qu’il me faut plus de 21’ pour parcourir 5 kilomètres, signe de mon petit coup de mou (ma fréquence cardiaque est restée toutefois assez constante). Au 26ème kilomètre, je me décide quand-même à prendre mon premier gel, je n’ai pas de fringale pour l’instant mais je sens que si je n’avale rien d’autre que de l’eau, ça va bientôt arriver. A mon grand étonnement, le gel est passé tout seul, sans aucune crampe. Cet apport énergétique était nécessaire, je reprends de la vigueur et accélère à nouveau légèrement. L’allure moyenne reste « bloquée » à 4’09’’/km. Au ravito du 28ème, comme d’habitude, bref arrêt et une ou deux gorgées d’eau avalées ; je n’ai plus vraiment de crampes intestinales. Le 30ème kilomètre approche, je passe sur le tapis de chronométrage en 2h05’27’’, j’ai à nouveau mis moins de 21’ pour parcourir les 5 kilomètres précédents (allure sur ce bloc de 5 kilomètres : 4’07’’/km). Je « déroule » sans plus trop me poser de questions, ni même ressentir beaucoup d’émotions ; ce qui est paradoxal, l’arrivée se rapproche pourtant. Maintenant, c’est le mental qui commence à travailler… Huitième ravito, hop, une gorgée et nous sommes presque au 31ème kilomètre ; nous croisons la tête de course dans l’autre sens. Pas de kenyans, ce sont des allemands mais ça court très vite ; eux en sont déjà au 37ème kilomètre… Je suis content, je maintiens l’allure et ce, à mon plus grand étonnement, car en général c’est à partir de maintenant que je commence à faiblir. Mais ça n’est pas (encore) le cas. Déjà le ravito du 34ème, ma montre affiche toujours une allure moyenne de 4’09’’/km. Là, je commence à décompter les kilomètres, encore 7, c’est peu dans l’absolu mais avec 34 kilomètres « derrière », c’est beaucoup. Le 35ème kilomètre est passé en 2h26’22’’, moins de 21’ après le passage au 30ème, c’est donc toujours très bon côté allure. Ma montre indique à présent une allure moyenne de 4’10’’/km. Il me reste 34 minutes pour « le » faire ce « sub 3 »… Là, il devient difficile de maintenir l’allure, ça commence à être dur. Mes jambes sont de plus en plus « lourdes » et le bas de mon dos se raidit encore davantage qu’il ne l’était auparavant. C’est à ce moment que je décide de prendre mon second et dernier gel. Je compte encore plus ardemment les kilomètres, je regarde souvent ma montre pour m’assurer que mon allure moyenne reste « sous contrôle ». Alors que je suis au 36ème kilomètre, je croise Thomas dans l’autre sens, à l’approche du 32ème ; nous nous saluons et encourageons mutuellement. Tout semble bien aller pour Thomas. Un peu plus loin, c’est David que je croise. Il est à la peine, je marque mon étonnement d’un geste des bras… David me dit qu’il a des crampes depuis le 12ème kilomètre, je me sens sincèrement désolé pour lui, j’espère qu’il finira et n’abandonnera pas (ce qui fût heureusement le cas). Au 10ème ravito, Ebertplatz, à l’approche du 38ème kilomètre, Benoît et Nathalie (coureurs du « Groupe Gobert Running Team » venus en supporters) sont sur le bord de la route et m’encouragent, ça m’a donné un gros coup de boost. Je les ai salués d’un signe de la main. Merci Ben & Nath, je n’oublierai pas vos « allez Gaëtan, c’est bon Gaëtan, come on gros, come on, come on,.. lâche pas loulou, hein,… allez, come on ! » Cette fois, je ne m’arrête pas au ravito, je ralentis simplement, je jette mes dernières forces dans la « bataille ». Mon rythme cardiaque est à présent plus élevé, il dépasse les 90% FCM et je suis contraint de respirer plus vite pour essayer de garder l’allure. Je ne réfléchis plus beaucoup, je me concentre sur ma foulée et l’allure. Au 40ème kilomètre, un rapide coup d’œil sur ma montre indique 4’11’’/km comme allure moyenne. Comme je le craignais, j’ai un peu faibli. Je n’ai plus la « force » d’appuyer sur les boutons de ma montre pour changer l’affichage et voir mon temps de passage au 40ème kilomètre. A défaut, c’est une horloge publique sur la Rudolfplatz qui me le renseigne, il est 12h48, il me reste donc 12 minutes pour parcourir 2,2 km. Même si mon allure descendait à 5’/km, ça reste jouable. Maintenant, j’y crois vraiment. Les nuages du début de course ont fait place au soleil à présent. On arrive sur la Neumarkt, au bout de laquelle (presque au 41ème kilomètre) il y a un ultime ravitaillement avant l’arrivée. Celui-là, et c’est la première fois, je l’ignore totalement, je passe mon chemin. Je donne tout, j’accélère, mon rythme cardiaque aussi ! Il reste 1200 mètres. Avant dernier virage à gauche, nous remontons une rue commerçante piétonne en direction de la majestueuse cathédrale de Cologne. Mes jambes n’assurent plus que le strict minimum mécanique, tout le reste est dans la tête ! Dernier virage à gauche, la ligne d’arrivée est en vue, il reste environ 250 mètres, j’accélère encore, c’est le sprint final (je suis à 3’49’’/km à ce moment-là). Lorsque je peux distinguer les LED rouges du chrono au-dessus de la ligne d’arrivée, je lis « 2h57 » et je ne sais plus combien de secondes. Un tapis rouge au sol recouvre maintenant les pavés, je le foule, mon émotion est indescriptible… Je lève les deux bras en guise de « victoire », puis les deux pouces lorsque je vois Pic7le photographe à côté de la ligne d’arrivée. Je la franchis et arrête le chrono de ma montre à 2h58’11’’. Je fais quelques mètres puis m’accoude à la barrière sur le côté ; je ne peux retenir mes larmes, je suis trop content d’avoir atteint l’objectif ambitieux que je m’étais fixé. Il y a 5 ans, je ne l’aurais jamais cru si on m’avait dit qu’un jour je courrais un marathon en moins de trois heures… Après avoir quelque peu retrouvé mes esprits, je me suis éloigné de la ligne d’arrivée et ai reçu ma médaille. J’ai ensuite remonté lentement une longue rue en vue de récupérer le sac contenant mes vêtements de rechange et mes affaires de toilette. Cette longue rue accueille de part et d’autre le ravitaillement d’arrivée, il est gargantuesque et il y en a pour tous les goûts : sucré, salé (saucisses, entre autres !) et tous types de boissons ; je picore ci et là. Après avoir récupéré mon sac et mon téléphone, je passe un coup de fil à la maison et je ne peux à nouveau pas retenir mes larmes. Mon téléphone a « chauffé », j’ai reçu de nombreux messages, auxquels je répondrai plus tard. Trois d’entre eux m’ont particulièrement touché ! Je suis allé prendre ma douche (un peu spartiates ces douches mobiles en plein air) puis me suis rendu à pied à la Neumarkt où se déroule l’after-marathon party. J’y ai retrouvé Thomas et Barbora. Nous avons repris la voiture et quitté Cologne vers 17h et, à 19h30, j’étais à la maison. Mon chrono officiel est de 2h58’08’’, je termine 130ème au classement général (sur 4800 finishers) et 17ème dans la catégorie d’âge M45-49 (sur 552 participants). C’est un allemand, Tobias Blum, qui remporte l’épreuve en 2h17’.

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Carte du parcours

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Les bilans

D’abord le bilan personnel :

  • Satisfaction totale, inespérée même !
  • Le plan marathon que j’utilise me convient très bien, il comprend en moyenne 5 sorties par semaine pour un volume hebdomadaire compris entre 60 et 85 km selon la semaine concernée. Le volume peut sembler « léger », mais les résultats sont là. J’ai suivi ce plan pour les marathons de Namur et Cologne, avec succès, en terminant respectivement en 3h03 et 2h58
  • Le plan n’est pas trop intrusif et permet de combiner harmonieusement vie de famille, vie professionnelle et sport
  • L’inclusion de séances de vélo et surtout de natation me semble avoir été plus que profitable. L’amélioration posturale induite par la natation est une valeur ajoutée
  • Durant le dernier mois de préparation, je me suis astreint à faire des étirements/gainage un jour sur deux. Dans le même esprit, au bureau, j’ai troqué ma chaise contre un swiss ball ou une position de travail debout. Au début, mes collègues s’interrogeaient mais mon « originalité » est vite rentrée dans les mœurs…
  • Les chaussures Saucony Ride 10 utilisées sont excellentes. Pas d’ongles noirs ou d’ampoules majeures à l’issue du marathon (comme pour certains de mes marathons précédents). Juste une toute petite ampoule au petit orteil droit, bien vite soignée
  • Le GPS et l’allure instantanée de ma montre (Polar M400) assez peu précis dès que les bâtiments et la végétation alentours sont plus denses (même peu)
  • J’ai abandonné mes semelles de correction de la pronation, j’ai d’ailleurs le sentiment de ne plus être pronateur du tout ! Je ne porte plus que des semelles de compensation pour prévenir une bascule du bassin
  • Pic de forme très perceptible environ deux semaines après le triathlon de Huy (9 septembre)
  • Allure régulière, le premier semi passé en 1h27’53’’ et le second en 1h30’15

Mon avis sur ce marathon :

  • Excellente organisation. Du germanique, une valeur sure…
  • Pas d’affichage de la distance tous les kilomètres, dommage
  • Signe distinctif des meneurs d’allure un peu « cheap », un simple ballon sur lequel le temps est inscrit au marqueur à la main
  • Le semi-marathon partait à 8h30 et le marathon à 10h, si bien que les marathoniens n’ont pas été « gênés » par les semi-marathoniens et vice-versa
  • Passage un peu étroit au départ
  • Très belle médaille
  • Ravitaillements très bien fournis et organisés
  • Marathon cher, j’ai payé 89€ sans le T-shirt (que je n’ai pas acheté, 29€) mais nous avons reçu un sac à dos
  • Public nombreux et très supportif, orchestres
  • Parcours plat
  • Pas de chrono sur le bord du parcours pour indiquer les temps de passage intermédiaires, ni d’indication claire d’où sont positionnés (kilométrage) ces chronos intermédiaires, il fallait le déduire en regardant sa montre

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PACE

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IARU Region 1 VHF Contest 2018

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Compte rendu du contest IARU VHF des 1er et 2 septembre 2018. J’ai été actif durant seulement 7h30 sur les 24 que compte le contest. Bonne propagation dans toutes les directions, sauf peut-être vers le nord. Toutefois pas de signaux super QRO, mais la possibilité de faire des QSO plus facilement que d’habitude, notamment OM3KII contacté en SSB alors que les fois précédentes c’était en CW. Etant donné mon temps d’activité limité, je me suis attaché à chercher les DX plutôt qu’appeler CQ ; je n’ai fait que quelques rares sessions d’appel, ce qui explique le nombre limité de QSO’s et la moyenne km/QSO elevée. Un très bon contest donc que celui de cette année, avec 20 QSO’s à plus de 800 km. L’activité était également assez soutenue. 7 stations EA contactées, 6 stations I, 3 stations GM, 2 stations SP,…
Station : 2×9 él. DK7ZB et 1,2kW

Activity report of the IARU VHF contest of September 1st and 2nd, 2018. I have been active during only 7h30 amongst the 24 the contest lasts. Good propagation all around, except perhaps to the North. No super QRO signals though, but the possibility to make QSO’s easier than usual, in particular OM3KII worked in SSB whereas it has always been in CW so far. Given my limited activity time, I have been focussing on searching for DX’s instead of calling CQ ; I have just made some rare calling sessions, which explains the limited amount of QSO’s and the high km/QSO average. So, a very good contest the one of this year, with 20 QSO’s beyond 800 km. The activity was fairly strong too. 7 EA stations worked, 6 I stations, 3 GM stations, 2 SP stations,…
Station : 2×9 el. DK7ZB and 1,2kW

# QSO’s : 140
Points : 74152
# DXCC : 17 (G, GW, GD, GM, HB9, OE, OK, OM, DL, ON, PA, F, SP, EA, I, OZ, SM)
# WWL : 65
Average km/QSO : 530

Top 10 DX QSO’s :

EG1SDC         IN73EM      1069 km 
ED2C           IN82FQ      1048 km
IQ5NN          JN63GN      1016 km
OM3KII         JN88UU      1006 km 
EE2R           IN83FD      1005 km 
EA1MX          IN73XK      1000 km 
EA1SA          IN83EI       989 km 
EA2XR          IN83KI       967 km 
OK6M           JO80OB       941 km 
EA3LA          JN12IK       913 km

VHF IARU Region 1 September 2018

Ecoutez EA3LA (JN12IK) dans la petite vidéo Youtube ci-dessous (désolé, le son est un peu faible). Le FT-857 indique “28.210” mais il est suivi d’un transverter 28>144 MHz, la fréquence réelle est donc “144.210”.

Listen to EA3LA (JN12IK) in the short Youtube video below (sorry, the sound is a bit weak). The FT-857 indicates “28.210” but it is followed by a 28>144 MHz transverter, the real frequency is then “144.210”.

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